Castelvetro di Modena

20 et 21 août.

20 août.
Les parkings sont bondés et dégueulasses, on sort de l’autoroute à Imola.
Parking poids-lourds, sol constellé de cratères plus profonds les uns que les autres. Lunaire ! Mais c’est à peu près propre. Il bruine. Arrêt repas.
On reprend la route, on passe la splendide gare TGV de Reggio-Emilia et les trois ponts suspendus signés Calatrava.
Il fait très gris où il pleut.
A Castelvetro di Modena on se pose sur un parking attenant à un parc.
L’orage éclate et il tombe des cordes.
Tonton décide d’aller explorer la petite ville sous la pluie. Dans l’église il y a un office, trois prêtres pour cinq fidèles !
Il est de retour au camion trempé comme une soupe. Après le repas la pluie se calme. La nuit est tombée.
Papy observe un manège dans coin du parking qui a tout du parfait point de deal. Il y a des guetteurs dans une Mercedes, des gents défilent furtivement et ça cause en arabe sous le kiosque plongé dans le noir.
Des «djeuns » commencent à zoner autour du camion. Ambiance, ambiance !
On plie les gaules, on bouge de 500 m pour se garer sous les hautes murailles du cimetière à deux minutes du centre bourg.
Nuit tranquille au bord d’une rue peu passante.
On a bien fait d’écouter nos petites antennes.
 
21 août.
Après le petit-dèj visite de la petite ville qui est charmante.
C’est l’un des trois terroirs DOP du Lambrusco. C’est ici le plus prestigieux.
L’autre spécialité, Modène oblige, c’est le vinaigre balsamique.
Une rue abritant la Réserva embaume le vinaigre. Il y a même une vinaigrerie municipale !
On reprend la route. Tonton veut absolument passer par Maranello pour voir les usines Ferrari.
Le GPS nous envoie encore dans les choux, il ignore qu’il y a une nouvelle route qui vient d’être mise en service.
Tonton pète un câble devant cette machine stupide qui nous fait aller que dans des routes merdiques.
En chemin on tente de faire le plein de GPL mais toutes les stations sont en vacances.
On tourne en rond dans la zone industrielle de Maranello et on finit par apercevoir les usines Ferrari non sans avoir croisé une demi-douzaine de ces bolides en goguette.
C’est très industrialisé, particulièrement depuis Rimini et souvent on croise des usines à l’architecture flamboyante, de taille XXL. Ce genre de bâtiments industriels n’existe quasiment pas en France. En Italie du Nord c’est spectaculaire.
On reprend l’autoroute de Maranello vers Modène puis on taille vers Crémone.
Arrêt technique WC et repas sur un parking d’autoroute bondé.